mardi 10 septembre 2013

Forban

(Peinture à l'eau et rhum, stylos billes)

(Cette chanson aurait été composée par des prisonniers du bagne de Brest au XVIIIème siècle / extrait)

A moi forban que m’importe la gloire,
Les lois du monde, et qu’importe la mort ?
Sur l’océan j’ai planté ma victoire,
Et bois mon vin dans une coupe d’or.
Vivre d’orgie est ma seule espérance,
Le seul bonheur que j’ai pu conquérir.
C’est sur les flots qu’j’ai passé mon enfance,
C’est sur les flots qu’un forban doit mourir.

Refrain :
Vin qui pétille, femme gentille,
Sous tes baisers brûlants d’amour ;
Plaisirs…Batailles…Vive la canaille !
Je bois, je chante et je tue tour à tour.

Peut-être qu’au mât d’une barque étrangère
Mon corps un jour servira d’étendard,
Et tout mon sang rougira la galère…
Aujourd’hui fête et demain le hasard.
Allons esclave, allons debout bon brave,
Buvons la vie et le vin à grands pots ;
Aujourd’hui fête et puis demain peut-être
Ma tête ira s’engloutir dans les flots.